Travail de nuit
La Convention collective des
journalistes
répond aux stipulations de la loi de cohésion sociale
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Après la bataille
d’amendements parlementaires qui s’est livrée autour de la loi de cohésion
sociale, notamment sur le travail de nuit, deux conclusions se dégagent :
1. le secteur de la
presse reste dans le champ du nouveau périmètre du travail de nuit entre 24
heures et 7 heures.
2. le nouveau texte de
loi précisant « qu’une autre période de travail de nuit peut être établie
par voie conventionnelle », la Convention collective nationale de travail
des journalistes intègre cette possibilité par les stipulations mêmes de son
article 30 : « le travail de nuit donnera lieu à une rémunération
supplémentaire de 15% du salaire calculée au prorata du temps passé entre 21
h et 6 h du matin, pour les journalistes finissant leur travail après 23
heures ».
Pour sa part la
direction de la PQR s’est clairement exprimée, avant et après le vote de la
loi, en déclarant aux syndicats de salariés : « La presse a un travail
de nuit fixé par des conventions collectives. Il n’y aura pas de
modification concernant leur application. Cette querelle n’a pas lieu
d’être. Evitons de semer le trouble. Nous ne voulons toucher à rien. La
situation restera en l’état. »
Nous demanderons aux
autres formes de presse, lors des toutes prochaines négociations paritaires,
de s’exprimer tout aussi clairement sur ce point basique du droit du
travail.
François
Boissarie
Premier secrétaire du SNJ
10/12/2004
Vote assemblée nationale - voir dépêche
AFP